Mardi 28 janvier – La face cachée de Strava – Journal d’entraînement honnête

Après la lourde séance de fractionné d’hier midi, je me disais pourquoi pas un commute chill, sûrement en vélo même s’il pleut, et pourquoi pas une séance le soir car je ne pourrai pas ce midi, repas d’équipe. Finalement rien ne se passera comme prévu.

Le yoga et le gainage se déroulent bien, un petit check météo et je me dis que je laisserai tomber la voiture pour aujourd’hui: de moins en moins de pluie prévue, peut être un peu le soir mais qu’importe. Il y avait surtout un énorme vent dans le dos de prévu à l’aller ce qui voulait dire montée tranquille, et ce n’était pas un peu de vent de face à la descente qui allait me faire peur.

Et c’était vrai, une fois sur le vélo, je réalise la force du vent en me retrouvant facilement à 35km/h sur le plat. Je me prends un peu au jeu, les jambes ne me font pas trop mal alors je me dis que je peux m’amuser un peu. La plaque de 52 est de sortie, jusqu’au tunnel et je commence à me dire que je pourrais vraiment m’amuser en danseuse dans la montée malgré mon vélo un peu chargé. Je ne suis pas totalement sur du parcours car ce n’est que la deuxième fois que je prends cette route, mais je me rappelle de l’église et me dis qu’il y a sûrement un segment qui part d’ici et que je serai très tempo jusqu’à mon entreprise. Le vent est vraiment énorme, je reste en milieu de plaque pendant toute la montée, même si ça pique un peu dans les jambes. Je monte en danseuse, j’aime bien monter en force comme ça un peu à la Contador. Je veux faire ce travail de force un peu avant le début des sorties longues, je pense que c’est ce qui m’avait blessé en provoquant ma contracture au vaste interne en début d’année dernière. Et je veux faire ce travail de force dans des séances courtes, ce qui est parfait pour les commutes ! Finalement je sens que j’ai grimpé vite mais je pense que je ne me suis pas poussé très loin par rapport à ce que je sais faire. Non seulement je n’étais pas super bien échauffé, avais fait une grosse séance la veille mais surtout je n’avais pas d’objectif clairement défini, en réalité je ne savais pas jusqu’où pousser, comment pousser car je n’avais aucun repère, aucune marque sur cette montée par rapport à moi même ni par rapport à d’autres coureurs. Ce sera donc ma montée de référence. J’arrive au travail tout de même un peu fatigué.

Mais en arrivant au travail, un petit check sur Strava avant la douche pour voir s’il y avait des segments. Oui ! Et ça commence par église de Crissier ! Bonne nouvelle ! Mais première petite déception, en fait je suis 14ème, pas de top 10 ! Et un petit coup d’œil au top 10 pour voir Simon, mon collègue triathlète qui me met largement 34 secondes sur 5 minutes, sur un entrainement le midi autour de l’entreprise.

Puis finalement en arrivant j’apprends que mon midi est libre. Ça tombe bien toutes mes affaires sont déjà là, et je peux improviser un décrassage de la séance d’hier et de la montée de ce matin. Dans les vestiaires je tombe sur Hervé, un collègue très fort sur des trails longs, qui prépare une petite séance en prévision d’une course de ski alpinisme ce week-end. Ca fait longtemps que je ne l’ai pas vu et ça me fait plaisir de partager cette séance avec lui. En sortant des vestiaires nous croisons Claudio qui a eu la même idée que moi, 5 minutes après il est avec nous, et nous croisons également Simon avec un ami à lui qu’il motive à venir avec nous. Cet ami est moins rapide mais son allure me va très bien, ça refrénera les ardeurs de mes camarades. 6’/km sur des chemins, en discutant et rigolant avec les amis, ça c’est totalement une sortie plaisir et chaleureuse.

Trois des cinq coureurs choisissent de s’arrêter après 5km pour différentes bonnes raisons, et nous continuons avec Claudio qui me parle de son objectif marathon de 3h à Genève prochainement, de nos études et surtout de nos places au travail. Ca va un peu trop vite pour un décrassage cette fois mais je ne lui dirai pas, j’ai un rang à tenir 🙂 Vraiment la sortie parfaite, je suis plus qu’heureux de pouvoir tisser des liens avec Claudio et de retrouver ces autres collègues. On se retrouve tous pour manger ensuite et discuter autour d’un bon repas de récupération :

  • Filet de lieu
  • Brocolis
  • Choux fleur
  • Riz

Je retrouve Simon qui m’apprend qu’il en est à sa 400ème ascension depuis l’église de Crissier, dont 20 en dessous des 5 minutes donc sous mon temps.. J’ai encore un peu de temps avant de le prendre ! Puis je rencontre d’autres coureurs, d’autres personnes. J’ai l’impression d’en avoir appris tellement dans ce repas sur la boite. Je ressors de cette journée motivé à tous les niveaux.

robinclerc
Ingénieur passionné de sport, surtout de vélo je vous partage mes aventures et mes réflexions sur le sujet
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